• Le magazine de nos héros

    Parce que nous sommes tous des héros !

    Le lion qui croyait être un mouton

    Vous pouvez lire cette histoire ici.

     

    LMDNH, le magazine de nos héros, présente les nombreux héros quotidiens que nous pouvons côtoyer au fil des jours...

    Et en vedette, voici notre première héroïne, Rosemarie,..., ici.

     

    (Héros, mot venant du grec ancien et désignant au départ un demi-dieu, c'est-à-dire une personne dont l'un des deux parents est d'origine divine).

  • Le lion qui croyait être un mouton

     

     

    Un lion avait grandi au milieu d'un troupeau de moutons et n’avait aucune conscience qu'il était un lion. Ne le sachant pas, il bêlait et mangeait de l'herbe comme un mouton. Un jour que le troupeau paissait à 1a lisière d'une jungle, un énorme lion surgit au milieu d'eux dans un grand rugissement. Les moutons s'éparpillèrent dans tous les sens en s'enfuyant mais imaginez la surprise du roi de la jungle quand il découvrit l'autre lion au milieu des moutons. I1 1e poursuivit, l’attrapa et le pauvre lion se retrouva, terrifié, devant la puissante bête qui lui demanda :

    « Mais que fais-tu donc ici ?

    — Ayez pitié de moi, ne me mangez pas ! Ayez pitié de moi !

    — Viens avec moi», répondit le roi de la jungle.

    Il l’entraîna jusqu'à un lac et lui dit :

    « Regarde ! »

    Le lion qui croyait être un mouton regarda et, pour la première fois, vit son reflet dans l'eau. Il vit à quoi il ressemblait. Il regarda le lion de la jungle puis regarda à nouveau dans l'eau... et il poussa un énorme rugissement.

    Il ne fut plus jamais un mouton. Il avait suffi d'une minute... (Anthony DE MELLO, Redécouvrir la vie).

     

    LE MAGAZINE DE NOS HEROS

    Nous sommes un peu comme ce lion qui se prenait pour un mouton.

    Souvent sans le savoir, nous avons en nous de nombreuses compétences...

     

    LMDNH, le magazine de nos héros, est là pour témoigner ces diverses et intéressantes compétences, bien réparties au sein de la communauté des citoyennes et des citoyens, jeunes et moins jeunes.

  • Blogue

    Pensées, poésies,...

    "Je suis un être humain" est une vidéo intéressante sur Vimeo. Elle me fait penser à la philosophie du "Magazine de nos héros".
    Marylise GRAND'RY, qui habite à Ans, en Belgique, écrit notamment de la poésie. Ici, elle a imaginé un conte poétique, "Et si...", dont voici l'enregistrement audio : Et en voici le texte écrit : Et si …   Une histoire de Marylise GRAND'RY    Il était une fois deux jeunes Sapiences Que tout...
  • Nos héros

    Près de chez nous, nous avons rencontré de nombreuses héroïnes et de nombreux héros : d'abord Rosemarie, Michel, Paulette et Louis.

  • Ils nous parlent

    • Rosemarie - texte plus bas

  • • Michel (début : la remédiation polyvalente) - texte plus bas

  • • Michel (suite : un message aux parents)

  • • Michel (tout l'entretien)

  • • Paulette - texte plus bas

  • • Louis - texte plus bas

  • Et par écrit...

    Rosemarie, Michel, Paulette et Louis

    Rosemarie

    Rosemarie n'a pas connu une vie tellement facile. Et pourtant... 
    Elle est née dans les années 1940, en Allemagne, dans une famille qui vivait une situation délicate. Au début, en Belgique, la famille a vécu chichement dans un environnement précaire. Son papa était soudeur et sa maman faisait des ménages. Ils ont pas mal déménagé en région liégeoise. 
    Ensuite, sa maman est partie avec sa soeur aînée et son frère a été placé. Rosemarie a étudié jusqu'à 16 ans, car son père a voulu la placer comme une bonne à tout faire. 
    Actuellement, Rosemarie est retraitée avec une toute petite pension. Elle vit à Esneux. Elle a 4 enfants; son mari l'a quittée après 24 ans de mariage. Comme elle n'avait pas de diplôme, elle est alors devenue indépendante. Après quelques années, on lui a découvert une maladie handicapante, la fibromyalgie, ainsi que de la fatigue chronique. 
    Actuellement, elle se sent assez prisonnière, car l'office des pensions lui a signalé que si elle partait hors de Belgique plus de 15 jours, elle perdrait plus de la moitié de sa pension qui est déjà modeste... 
    Mais Rosemarie fait preuve d'optimisme et avec tout ce qu'elle a vécu dans sa vie, elle a rebondi; elle fait donc preuve de résilience également. Elle est contente de voir que ses 4 enfants ont une bonne situation. 
    Rosemarie est une citoyenne bien impliquée dans le milieu associatif : elle fait partie de 3 SEL, des services d'échanges locaux, de 2 Repair Cafés, des lieux gratuits de réparation, d'une ville en transition, d'un potager collectif, etc. Elle fait du théâtre d'action et de l'improvisation; elle participe aussi à des ateliers d'écriture. 
    Elle conseille aux jeunes de garder espoir et aussi d'apprendre à bien gérer leur budget. Sinon, ils risqueraient de connaître de graves problèmes, comme l'alcoolisme, les drogues, les maladies... 
    Rosemarie continue aussi à aider des personnes en précarité, en détresse, comme elle l'a déjà fait dans le passé. Elle aime être dans l'écoute.

     

    Une vie bien remplie, quoi !

    Michel

    Michel a créé la remédiation polyvalente : il en a fait bien avant d'inventer le terme.
    De nombreuses années d'une pratique fondée sur la foi dans les capacités de chacun : il n'y a pas d'élèves doués ou pas doués pour telle matière; sauf déficit psychomoteur grave, tout individu est capable de maîtriser un cursus général. Une pratique reposant aussi sur une analyse sociale : dans le contexte actuel, I'enseignement ne peut plus se permettre de sélectionner.
    Naguère, l'enseignement orientait les élèves vers différentes filières hiérarchisées, certes, mais qui permettaient toutes l'insertion. Ce n'est plus le cas aujourd'hui et l'orientation met d'un côté ceux qui seront inclus et de l'autre côté ceux qui seront exclus. D'où la nécessité de mettre en place un système d'apprentissage qui évite la sélection par l'échec.

    Voici un article consacré à la remédiation polyvalente, dans une revue éditée par l'ASBL CSCE : l'article ici.

    Paulette

    "Ma naissance : je suis née à l’extrême fin des années 1930, à Antheit, près de Huy.

     

    Ma vocation : mon orientation professionnelle s‘est construite par la découverte de personnes de différents milieux sociaux que j'ai rencontrées dans mes contacts à travers l‘animation du Patro et sa formation. Les échanges au sein de la J.O.C.F., jeunesse ouvrière chrétienne féminine, m’ont aussi beaucoup enrichie. Et aussi mon bénévolat dès l'âge de 15 ans au service d'entraide familial du Père Pire à Huy, comme aide familiale bénévole, où j‘allais pendant les vacances d'été auprès de familles nombreuses où l'on m'envoyait pour repasser des mannes de linge ou chez des personnes âgées pour nettoyer leur maison. Ces contacts m’ont aussi beaucoup apporté.

     

    Mes études : j'ai fait mes études d'assistante sociale à Liège au Centre de formation sociale qui était situé à ce moment-là Avenue Rogier. L'école était dirigée par Marie-Louise Gillard, la sœur du doyen de Saint-Martin; elle était rattachée au réseau de l‘enseignement catholique.

     

    Mon travail : l‘école sociale - étant donné mon histoire - m'a proposé de faire mon stage et donc mon mémoire de fin d'étude dans le cadre du service d'aide familiale de Vie Féminine qui accueillait une stagiaire susceptible l‘année suivante de reprendre la direction du service, sa directrice allait se marier et avait fait le choix de quitter son emploi. Une aubaine pour moi qui désirait travailler à la sortie de mes études. Je fus engagée et j‘aimai ce travail. Mais ayant rencontré mon mari et ensemble nous avions le projet d'accueillir des enfants dans notre couple mon travail était peu compatible avec notre projet aussi j'ai recherché un autre travail. J'ai été engagée au service social scolaire des écoles Iibres de Liège, j’avais les mêmes horaires que les enseignants, ce qui m’arrangeait pour élever nos enfants. J’ai quitté ce service parce qu‘il allait vers la fermeture suite aux nouvelles lois sur les P.M.S. et les I.M.S., ceux-ci étaient composés d’équipes multidisciplinaires. La ville de Liège supprimait son service social scolaire et recasait ses assistants sociaux dans ses P.M.S. et I.M.S., ce que l’enseignement libre ne pouvait faire, ses I.M.S. et ses P.M.S. étant des A.S.B.L. qui avaient déjà engagé leur personnel. J'ai eu l’opportunité de retrouver directement du travail en 1985 à la maison d’accueil des Sans-Logis à Liège. Ensuite, une amie m’a proposé de prendre la direction d’un home pour personnes adultes handicapées mentales travailleuses en centre de travail adapté ou en centre de jour à Jodoigne, ce que j’ai accepté et où j’ai terminé ma carrière en 2002.

     

    Quelques missions de vie : en 2005, en association avec Mimi Crespin, récemment disparue, nous avons créé la “Maison des Berlurons”.

    D’un autre côté, en 2006, j’ai été contactée par l’évêché pour coordonner et participer

    bénévolement à une équipe pastorale qui allait se mettre en place pour une durée de 6 ans. J‘ai accepté et ai reçu une lettre de mission de Monseigneur Jousten.

     

    Ma motivation : ce qui me motive implicitement, c'est répondre, je pense, à l’appel du Seigneur qui à travers les événements me propose de me mettre joyeusement au service des frères que je croise sur ma route, il me donne, je crois, la santé, l'énergie et la force jour après jour pour faire ce que je pense qu'il attend de moi et j‘y trouve beaucoup de plaisir et de joie.

     

    Le projet de la Maison des Berlurons :

     

    En 2004, je me suis posé des questions à propos de locaux non utilisés appartenant à la fabrique d’église Notre-Dame Auxiliatrice, situés à Grâce-Berleur, en région liégeoise.

    A cette époque, j’étais présidente de cette fabrique d’église; et depuis quelques mois, ces locaux n’avaient plus de fonction.

    Avant 2004, ces bâtiments avaient abrité un patro. Par la suite, des groupes pluralistes l’ont remplacé : une radio locale, puis une maison des jeunes, initiée par les animateurs du terrain d’aventures, situé derrière l’église. Les responsables se sont mariés et ont “fait leur vie”, comme on dit, personne ne reprenant la maison des jeunes et la laissant inoccupée.

    Que faire dans cette situation ?

    J’ai eu une inspiration -et j’y vois l’intervention de l’Esprit Saint- : si les chrétiens du Berleur ne construisent plus de projet dans ces locaux, ceux-ci pourraient servir à une maison de quartier intergénérationnelle, interculturelle et pluraliste.

    J’ai reçu un autre coup de pouce de l’Esprit Saint : un jour, j’ai trouvé dans ma boîte-aux-lettres un appel à projet de la Fondation Roi Baudouin, “Quartier de vie”, déposé précisément par un ancien animateur de la maison des jeunes.

    En me rendant en vacances pascales à la côte belge, j’ai parlé de mon idée à Noémie, surnommée Mimi, une dame, veuve, qui habitait depuis peu dans l’appartement situé au-dessus du mien.

    Mimi est intéressée par le projet.

    La candidature à la Fondation Roi Baudouin est à rentrer en septembre 2004. Cette demande comporte de nombreuses exigences, ce qui entraîne de nombreux contacts dans le quartier, entre 10 et 15 personnes et associations.

    Finalement, le projet n’est pas retenu par la Fondation Roi Baudouin. Mais la dynamique a été lancée : quelques personnes décident donc de créer une ASBL, La maison des Berlurons. La commune, partenaire du projet, accepte que les frais d’eau, d’électricité et de chauffage apparaissent dans les comptes et budget de la fabrique d’église.

    Afin que la maison puisse ouvrir chaque jour, il a fallu faire appel à des bénévoles de la région.

    Ainsi, des volontaires se chargent d’un demi-jour de permanence par semaine, dans le local d’accueil et de convivialité. On y offre une tasse de café. On y affiche les informations de tous bords. On y trouve des brochures, des horaires de bus, etc.

     

    La maison des Berlurons est une maison de quartier, un lieu de rencontres et d’échanges, entre cultures, entre générations.

    Elle propose des ateliers (informatique, bricolage, tricot, art floral, arts plastiques, etc), des cours (français, italien, turc, etc), un espace de bien-être, initié par Vie Féminine (soins esthétiques, coiffure, pédicure, etc); elle vend périodiquement des vêtements de seconde main à un prix modique; divers groupes s’y rassemblent (Vie Féminine, les visiteuses de malades et de personnes isolées, etc).

    Elle a développé également des partenariats :

    - avec la commune;

    - avec la Communauté française et l’école de promotion sociale de Grâce-Hollogne qui y détache une enseignante, Sabine, pour l’alphabétisation;

    - avec les Soeurs voisines, de la Communauté des Filles de la Charité : Soeur Madeleine qui aide aussi à l’alphabétisation et Soeur Juliette qui passe tous les jours à la maison des Berlurons;

    - avec le groupe de Saint-Vincent de Paul de Grâce-Berleur, qui a distribué des vivres aux personnes nécessiteuses jusqu’en 2012.

    La maison des Berlurons a aussi participé à la création en 2012 du potager collectif La brouette et le coquelicot, avec RESiprok!, le réseau d’échange de savoirs de Grâce-Hollogne."

    Louis

    Louis est à la fin de la deuxième guerre mondiale, en région liégeoise, à Flémalle.

    Après des études secondaires dans un collège sérésien, également en région liégeoise, il a mené à bien des études supérieures à l’Université de Liège, qui lui ont permis de devenir ingénieur civil électronicien et ingénieur en gestion industrielle.

     

    Sa carrière est mixte : il a travaillé comme responsable des applications de gestion, au SEGI, le Service Général d’Informatique de l’Université de Liège, et ensuite comme responsable du Département Informatique Finances-Comptabilité-Gestion administrative-Logistique, au Centre Hospitalier Universitaire de Liège, le CHU.

    Parallèlement, il a aussi géré un magasin d’informatique à Jemeppe-sur-Meuse, dans le grand Seraing, dans les années 1990 et au début des années 2000.

     

    Louis s’intéresse beaucoup à la lecture d’essais philosophiques, sociologiques et politiques, ainsi qu’à l’informatique. Il marche beaucoup, notamment en France, dans les Vosges, avec des amis.

    Il suit des cours de philosophie et de géopolitique à l’Université du 3e âge (U3A), à Liège.

    Il s’adonne aussi à l’écriture d’essais, visibles sur le site : http://www.monde-plausible.org

     

    A l’heure actuelle, Louis est motivé par le désir de tendre vers un humanisme en rupture avec la société actuelle, par des contacts, des échanges d’idées, des actions : une utopie à long terme. Il l’envisage par l’analyse des paradigmes, des modèles actuels et la proposition de nouveaux paradigmes fondés sur la reconnaissance de l’autre et l’ouverture au monde, et non sur la clôture, la fermeture.

    Sur ces réflexions, il a déjà écrit un essai, “Le risque d’utopie”, et il en prépare un autre : “Un monde plausible”.

    Il propose des échanges d’idées sur son site Internet : http://www.monde-plausible.org

  • Un peu d'humour

    Nos héros ont aussi de l'humour !

    Dans les communes 3C

    Dans les 3C, nous sommes tous des h/zéros ! (Biffer la mention inutile... Pffffff).
     

    Qui a dit des zozos ?

  • Ressources

    1. A télécharger : le PDF de nos héros, Rosemarie

  • 2. A télécharger : les héros vus par Erich FROMM

  • 3. A écouter en ligne : Boris CYRULNIK et le besoin de héros

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    Tél. : 04 233 65 13

    (André 3C)

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